STABAT MATER – le solo
Photo: Juliette Pauler
STABAT MATER – le solo
Un solo de Lou Cantor
Création 2026
Stabat Mater, le solo naît au croisement d’un héritage baroque longtemps tenu à distance et d’un désir brûlant de donner voix – et corps – aux récits des femmes d’aujourd’hui. Dans cette création, Lou Cantor explore un geste intime et politique : pleurer. Pleurer comme acte rituel, comme matière chorégraphique, comme puissance de transformation. Pleurer non pour se taire, mais pour revendiquer ; pleurer pour libérer, pour rire, pour hurler, pour se souvenir et pour exister pleinement.
Au fil des projets, un constat s’impose : parmi toutes les personnes que Lou rencontre, les femmes sont les moins nombreuses à franchir le plateau. Charge mentale, injonctions sociales, sentiment d’illégitimité, manque de temps ou de place : leur absence dit quelque chose de profond. Stabat Mater, le solo répond à cette invisibilisation en proposant un espace radicalement dédié à celles qui se sentent femmes, à leurs voix, leurs corps, leurs histoires – à leurs pleurs.
À travers la vibration de la voix et du corps, les grands tableaux baroques et les figures de pleureuses, la chorégraphe traverse une filiation artistique incarnée par l’œuvre de Béatrice Massin, chorégraphe de danse baroque, sa mère, dont elle accepte enfin l’héritage. Cet héritage, elle l’“avale”, le détourne, le frictionne au réel, aux récits des femmes rencontrées, aux Stabat Mater de Pergolèse ou de Vivaldi.
Sur scène, il n’est pas question de reproduire la danse baroque, mais de danser l’avenir en étant traversée par ces présences féminines. Lou Cantor veut incarner toutes ces femmes : les pleurer, les crier, les danser. Le solo devient alors un espace d’exposition des corps vulnérables et puissants : un lieu où la larme est un langage, où le chagrin mène au rire, à la rage, à la beauté, où le mouvement rejoint l’émotion brute.
Avec Stabat Mater, le solo, Lou Cantor propose un geste artistique qui relie l’intime et le politique, la tradition baroque et les voix contemporaines, l’héritage familial et la nécessité de transmission. Une traversée pour faire entendre ce qui, depuis toujours, se tait : les pleurs des femmes. Une scène où leurs larmes deviennent un espace de résistance, de consolation et d’affirmation. Un solo pour dire : voici nos larmes, et voici ce que nous choisissons d’en faire.
Un projet mené par : Ulysse & Ernest
Chorégraphie et interprétation : Lou Cantor
Accompagnée par: Marcela Santander Corvalàn, Béatrice Massin et Carole Tallec
Musiques : Stabat Mater in F Minor – Giovanni Battista Pergolesi, Nisi Dominus RV 608 – Antonio Vivaldi, Stabat Mater – Giovanni Felice Sances, Requiem in D minor K626 – Wolfgang Amadeus Mozart, Vesperae Solennes de Confessore in C Major K339 – Wolfgang Amadeus Mozart, La Ilorona – Chavela Vargas
Lumières : Fanny Lacour
Son : Sylvain Ollivier
Costumes : Violette Angé
Avec les mots (et les larmes) de Brigitte, Carolle , Véronique, Véro, Bibi, Nora, Maeva, Joséphine, Nathalie, Elsa, Gabi, Ariane, Delphine, Rosa, Tania, Portia, Magalie, Adriana, Zoë, Reda, Khaltoum, Rahmia, Eszter, Sabrina, Zahia, Babou, Marce et Lola.
Remerciements : Clarisse Chanel, Arielle Chauvel-Levy, Garance Bréhaudat, Juliette Paulet, Zoë Salmon, Blandine Laignel.
Avec une pensée émue et particulière pour Bibi. Et une autre pour Déa, co-autrice in-utero de ce solo.
Administration / production: Romane Roussel et Chanie Roussel TADAM Production
Durée : 45 minutes
Partenariats: Le Vivat – SCIN Armentières, Paris Réseau Danse, L’étoile du Nord – Paris, le Regard du Cygne – Paris, L’atelier de Paris – Carolyn Carlson, l’Oiseau-Mouche – Roubaix, Le Centre Culturel de la Ville Robert – Pordic, Danse à Tous les Etages – CDCN Bretagne itinérant, Le Centre Chorégraphique de Nantes, la DRAC Ile-de-France

À PROPOS
Considérer chaque vie comme une œuvre d’art.
Ulysse & Ernest, compagnie de danse, a pour objectif la réalisation de spectacles avec des personnes non spécialistes de la scène, ayant un parcours ou vivant une situation particulière.
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Direction artistique : Lou Cantor
